L’apparition du manga en France(Sociologie)

Le commencement:

La France étant le 2ème pays consommateurs de manga au monde cette article nous servira d’introduction pour parler de son marché en France et de son impact sociologique qu’il a eu sur le pays et la population jusqu’à aujourd’hui.

Bien qu’il prennent un essor considérable dans les années 90, les mangas sont en réalité plus vieux que l’on ne pense en France. En effet, après quelques petites tentative dans les années 60 (Le serpent blanc, la Légende Mme Pai Niang) les mangas ne commencèrent qu’a n’être connu de grand public français qu’a la fin des années 70.

Le premier manga qui à véritablement pointé le bout de son nez en France s’appelait le Roi Léo. 

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Il s’agissait d’un téléfilm adapté du manga d’Osamu Tezuka (on vous renvoie au premier article) et passé sur nos écran en 1972. Malgré tout cela ce film ne connu pas tellement de succès dans nos contré (oui on sait il n’a rien d’intéressant pour l’instant mais on y vient).

L’âge d’or:

La véritable histoire commence en 1978 avec la chaîne de télé Récré A2 qui décide le 3 juillet de passer un dessins animé japonais nommé Goldorakach003267146-1443855627-580x580

A partir de ce moment la machine s’enclencha. En effet les chaînes de télé commencèrent a s’intéresser a ces dessins nippons (et bon marché aussi 20 000 francs l’épisode d’un anime contre 30 000 francs la minute pour un dessin animé français…voila pas besoin d’en rajouter). Récré A2 se met donc à diffuser Candy peu après Goldorak suivi du Prince Saphir, Albator…et plein d’autre (on s’en doute bien).

Revenons donc sur les chaînes de télé et intéressons nous donc au cas de TF1. Cette dernière décide avec AB en 1987 de créer (sur TF1) une émission pour la jeunesse passant des dessins animés nippons bon marché (ce n’est pas très flatteur résumé comme ça on sait). Cette alliance conclu donc sur la naissance du (grand, du fabuleux, du magnifique: ) Club Dorothée. La plupart des trentenaires étant enfant ou adolescent à cette époque doivent connaître cette émission.

Bref pour arriver a ce qui nous intéresse il faut parler d’Atoss Takemoto et de se qu’il a accomplit.

 

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                                                         Une photo pour cerner le personnage

Avant toute chose même si il l’on va parler de la Suisse, il s’agit en réalité du marché francophone soit: belge, français, suisse et québécois. Donc il concerne aussi la France.

 Atoss Takemoto est donc: euh…interprète, éditeur de bande dessinée (a été plutôt) , transfériste dans une agence de voyages, professeur de langues  et de danse (flamenco), chef d’orchestre et il est actuellement propriétaire d’un restaurant à Paris.(ça fait beaucoup oui)

Homme ayant eu une carrière bien rempli il faut remonter 30 ans en arrière pour connaître ses rapports avec le manga et comment il l’a introduit en France.

Tout commence en 1978 où un jeune émigré suisse d’origine japonaise décide de faire connaître sa culture et son pays a travers les mangas. Pour ce faire il s’associe avec Rolf Kesselring (écrivain propriétaire d’une librairie) pour créer un magazine de prépublication de manga: Le Cri qui Tue

 

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Ce magazine hebdomadaire avait pour but de publier chaque mois les travaux d’artistes japonais comme : »Le système des Super-Oiseaux » d’Osamu Tezuka, « Golgo 13 » de SAITO Takao ou encore « L’hôpital infernal », de Kitagawa Saburo.

Ce projet était faramineux : plus de 40 000 exemplaires imprimés !!! Cependant le magazine ne se vendait pas autant que Takemoto le pensait et avec le chute de la valeur du franc suisse, il fut tout simplement arrêté en 1981 après avoir ramer durant 4 ans. Mais l’histoire du manga en France ne s’arrêtait pas là.

En effet en 1990 de retour du Japon Jacques Glénat décide créer sa propre maison d’édition et d’éditer Akira dont le film se retrouvera dans les salles françaises l’année prochaine. De plus on peut aussi retrouver de pages de Gen D’Hiroshima dans des magazines en 1983.

Les péripéties:

Bon on va encore être amené à parler de la télévision pour introduire l’explosion du manga en France.

Comme tout nouveau média ou divertissement le manga a eu à ses débuts son lot de critique et d’attaques en tout genre (coucou le jeux-vidéo). Ces détracteurs était des associations protectrices l’enfant et de Ségolène Royal (ni plus ni moins) et d’Hervé Bourges dirigeant du CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel) fraichement crée a l’époque.

Alors pourquoi avoir détruit le Club Dorothée:

Premièrement une raison peu connu de tout le monde était que TF1 était privé à l’époque et que le Club Dororthé leur rapporté beaucoup de d’audience, presque la moitié du marché de l’audiovisuel français à l’époque. Voyant qu’une entreprise privée s’accaparait presque tout le marché pour devenir une oligopole, les institutions ont donc voulu la détruire ou du moins ralentir sa progression.

Ce qui nous amène donc à la deuxième raison à savoir que les mangas diffusés était généralement destinés à un public d’adolescent au Japon. Sauf qu’en France il n’y avait pas ce genre de restriction et donc un enfant pouvait voir le mercredi soir les bisounours suivi de Ken le Survivant une heure plus tard.

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Voilà…

Cependant la censure était quand même appliquée mais d’une façon assez bizarres: pour Nicky Larson (City Hunter pour les intimes) on préférait laisser la violence des guns-fight et combat à main nue, que plutôt laisser des gros-mots dans la traduction et le doublage et des scènes de viol ou de sexe.

La deuxième raison étant plus recevable et légitime que la première, les médias de l’époque se sont donc tous attaqués pour à l’animation japonaise pour les images qu’elle véhiculait se qui conduit vers la fermeture du Club Dorothée en 1997.

Des années 90 à nos jours:

Avec la chute du ClubDo marquant l’apogée de l’anti-nipponisme dans les années 90 on pouvait penser que le Japon n’aurait jamais plus laissé une trace de sa culture en France et c’était bien l’intention de ses opposant. Ce fut totalement l’inverse.

 La génération d’enfant de l’époque frustrés et non content de voir leur rendez-vous hebdomadaire supprimé de cette façon, à donc grandi avec les bons souvenir de leur dessins-animés préférés. Puis lorsqu’ils sont devenues adolescents certains décident d’apprendre le japonais et en découvrant internet publie des revues et des vidéos: « review », où ils présentent et critique positivement ou négativement les dernières nouveautés japonaises.

Une fois adulte cette génération qui a aujourd’hui la vingtaine ou la trentaine n’à jamais arrêter de lire ou de regarder des mangas et à même inciter les autres générations à en découvrir.

C’est ainsi que grâce la fermeture du Club Dorothée FoxKids commença a passer Pokémon à la fin des années 90, que des films de Miyazaki commencèrent à passer au cinéma et toute les éditions de manga: Kana, Kazé, Kurokawa…etc furent crée.

Puis, enfin, du début des années 2000 à nos jours le manga s’est totalement démocratisé et a su influencer et réinventer la culture française comme dans le cas des manfras (contraction de français et manga) comme Wakfu, Dofus ou Radiant dont nous alons parler dans un autre article.

Au départ décrit comme un moyen de perversion de la jeunesse le manga est aujourd’hui un élément indispensable de la pop-culture française.

 

 

Sources :

http://www.fangirl.eu/2007/08/05/petit-historique-de-lanime-et-du-manga-en-france-de-1978-a-2003/

https://www.youtube.com/watch?v=m8srV8kaLnQ

http://www.animeland.fr/dossier/atoss-takemoto-l-ambassadeur-manga/

http://www.fangirl.eu/2007/08/05/petit-historique-de-lanime-et-du-manga-en-france-de-1978-a-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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